Aquérir le Document


Les oiseaux nous parlent …


Épisode III


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Rituel Celte
Samain

François Tcheng
L'âme
Tiré du Web
La meilleure présentation
Chant mystique ...
Quelques autres pistes
Et le merle noir avec son bec doré ?


Le  Grand corbeau



C rédit : Ici-Radio-Canada


Le thème que j’ai choisi, aujourd’hui est celui du Grand corbeau, beau, le matin et cor .. beau le soir, comme les humains se disent en pensant à eux, sans doute car le temps passe ! Il est un « symbole-icône » présent dans les rites celtiques, notamment pour la fête de « Samain », le deux novembre de chaque année.

Elle est connue, aujourd’hui, de tous et notamment des réseaux de distributions de type « grandes surfaces », comme étant la fête d’Halloween où surgissent tous les monstres terrestres et célestes.

Pour les chrétiens, ce jour correspond à la fêtes de leurs morts. Chez les celtes un oiseau se tapit au fond de cet espace-temps particulier consacré à la mort et aux défunts. Cet oiseau, c ’est un corbeau.

Sur cette image, ci-contre, vous le voyez perché sur un sablier, symbole du temps qui passe. Il nous rappelle que tout est voué à l’entropie et que, qui que nous soyons, nous pourrions être son festin. Au fond « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » nous dit Antoine Lavoisier. C’est une loi implacable de la nature.

L’homme, si savant soit-il, aura beau exécrer ce volatil pour le message qu’il nous transmet, lui fait savoir qu’il est l’ouvreur des espaces subtils, le guide de nos chemins les plus intimes, il est un passe muraille de notre êtreté en lien avec tout ce qui vit ou qui aurait vécu … il est notre conscience cachée.

Dans ce rite celte l’ankou se présente aux adeptes, avec sa « faulx » (faux), mais le grand druide prévient :

« N'essayez pas alors, vous tous qui êtes à toujours des marcassins, de pénétrer dans le Royaume de l'ANKOU, père de l'ANKEU et de l'ANKOUN !! ... car cette épreuve serait plus forte que votre courage !... Demeurez en vous-même et dans votre propre maison !!... » La fête d’Halloween nous prépare-t-elle à une telle confrontation ? Le Corbeau nous invite-t-il pas à méditer sur notre condition ?

Qui n’a pas d’avis sur ce volatil au plumage noir bleuté ? Personne.

Il repousse autant qu’il attire, il inquiète autant qu’il rassure par son utilité, il intrigue car si l’œil de l’ornithologue vient se poser avec attention sur ce puissant symbole « aérien » l’on découvre chez lui de parfaites leçons de vie.

Il est, assurément, sage parmi les sages …

je veux vous prendre à témoin :


- Il s’adapte partout. Son lieu de vie peut se situer à 6000 mètres d’altitude au Tibet comme dans nos campagnes les plus proches du niveau de la mer ;

- les lieux de vie urbanisés, bien qu’évités, ne le rebutent pas si nécessité fait loi, les détritus des bipèdes que nous sommes lui assurent des festins de premier choix … non sans danger pour eux, cependant ;

- il est particulièrement efficace pour s’occuper des corps sans vie et en voie de décomposition. Il prête main forte et parfois s’impose parmi les multiples charognards. Les vautours sont à ses côtés sur les « scènes post-mortem ». C’est dire s’il maîtrise son mental dans des situations à hautes tensions où la concurrence est rude, et, s’il montre une aptitude à faire face aux plus puissants.

- il pratique la solidarité inter-espèces s’insinuant avec intelligence dans des stratégies de « chasse » mises en œuvres par d’autres. D’étonnantes associations ont été constatées avec des meutes de loups.

- il est fidèle à son terroir. Il sait vivre seul mais la vie en couple, lui convient, aussi.

- il sait se faire respecter et n’a besoin d’aucun congénère pour rappeler à l’ordre, qu’il a établi, les intrus qui auraient l’idée de s’approprier ce qui ne leur appartiennent pas.

- si la solitude lui convient parfaitement, de longs instants grégaires le satisfont d’autant plus que le « dialogue » et les « hiérarchies » ont posé les règles de la bienséance.

Il peut même dormir en « dortoir ». Son organisation « sociale » est remarquable.

- il aurait une attention particulière pour ses « ascendants », voire pour ses frères en l’espèce et, à la mort de l’un d’entre-eux se mettent en place de curieuses pratiques. ²

- quand ses découvertes alimentaires sont pléthores ou que la charogne est de taille, il n’hésite pas à le faire savoir et à partager !

- il est doté d’une grande intelligence et d’une mémoire efficace dont on dit qu’un enfant de cinq ans pourrait ne pas le surpasser.

- il serait joueur et ferait, même, preuve d’empathie !

Des études d’ornithologues sont éloquentes sur cet étrange oiseau. Bien sûr tout n’est pas parfait car son intelligence lui fait endosser le costume de chapardeur et quand il le faut il est un prédateur expérimenté … pour les plus petits que lui naturellement …

Voilà, donc, un curieux volatil qui, tout compte fait n’est pas si inhumain que cela … il pourrait même, nous inspirer la sagesse, la tempérance, le respect, la solidarité, la gestion de l’environnement. Son incroyable faculté d’intuition, par la connaissance des liens cachés qui donnent substance au réel, nous contraint à admettre qu’il accède à des sources d’informations très subtiles et opportunes, d’où sa présence dans de nombreuses mythologies.

Et, parfois parle-t-il … pour dire la vérité ?

Celle qu’on ne peut avouer qu’en étant masqué … mais là est une autre histoire … une histoire de lettres … à prendre à la lettre qu’après moult précautions …

Le corbeau serait si fier qu’il pourrait devenir inattentif ou naïf comme nous le fait savoir le Sieur Jean de La fontaine ?

Comme les humains aurait-il sa part d’ombre et sa part du lumière ?

Qu’en pensez-vous ?

Pour moi, j’en suis persuadé, il pourrait bien nous inspirer ... en venant l’observer ... avec je le concède des transpositions … utiles et nécessaires … subtiles et intelligentes.

Fraternellement à toutes et à tous. Lisez bien


Gérard Baudou Platon


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